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Je vous aime

26/01/2016 Isabelle Racicot

 

Démence. Dépression. Burnout. Depuis quelques années, la maladie mentale est de plus en plus présente autour de moi. Je vois souffrir des personnes que j’aime sans trop savoir comment les aider. Je cherche les bons mots, les gestes réconfortants, les actions judicieuses à poser et je me croise les doigts en espérant faire une réelle différence dans leur vie. Quant à celle atteinte de démence, on la sent nous quitter peu à peu. On anticipe le jour où nous serons à des kilomètres de cette personne chère tout en étant physiquement à côté.

J’aimerais pouvoir entrer dans leur tête, les délivrer de leur mal, j’aimerais comprendre ce qu’elles vivent mais je pense que si tu ne passes pas par là, c’est impossible de vraiment comprendre. Je sais que les aimer est probablement la meilleure chose que je puisse faire. C’est aussi notre responsabilité de les envoyer consulter même si c’est accueilli avec réticence. Tough love, comme disent les anglais! Aimer, c’est aussi accepter d’être impopulaire pour le bien de l’autre.

Deux livres qui m’ont donné l’impression de mieux comprendre la dépression, Carnets d’une désobéissante de Geneviève St-Germain ainsi que le livre touchant et à la fois déroutant de Florence K, Buena Vida où elle décrit minutieusement ses états d’âmes dont ce passage qui m’a marqué: « J’essaie de résister. Je résiste un temps, deux temps, je tiens presque trente secondes. Mais le courant est trop fort. Il m’emporte. Je suis repartie. Mon esprit ne cesse de courir dans tous les sens, j’ai chaud, je sue, je commence à pleurer, à faire de l’hyperventilation. Même si j’essaie de toute mon âme, de tout mon coeur, de tout mon être de revenir les deux pieds sur terre, c’est raté. Je suis aspirée»

Les statistiques sont épeurantes. Selon l’association canadienne pour la santé mentale, tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont indirectement touchés par la maladie mentale, serait-ce par un membre de famille, un ami ou un collègue.

20 % des Canadiens et Canadiennes seront personnellement touchés par la maladie mentale au cours de leur vie. Chez les jeunes, 3,2 millions de Canadiens ayant entre 12 et 19 ans risquent de développer une dépression. QUOI??? C’est 3,2 millions de trop!

 Comme l’a déjà dit l’animatrice Karine Champagne « Des messages de détresse, il y en a tous les jours. Levez le drapeau, le silence tue, il ne faut pas en avoir honte.»

Le 27 janvier, grâce à l’initiative de Bell, au Canada on Cause pour la Cause, mais en réalité, on devrait en parler tout au long de l’année. La maladie mentale est encore un sujet tabou. La maladie mentale, pour certains, c’est signe de faiblesse. La maladie mentale fait peur.

 J’espère qu’un jour, collectivement, nous aurons autant d’empathie pour quelqu’un qui vit une dépression que pour quelqu’un atteint d’un cancer. Dans les 2 cas, la maladie prend possession de notre corps et fait des ravages qui marquent à vie et/ou peuvent nous entrainer vers la mort.

Pour mes proches qui souffrent, parfois en silence, je dois continuer d’être là pour les écouter, les réconforter et surtout les aimer sans jugement, inconditionnellement. Vous n’êtes pas seuls, je vous aime.

 

**** À noter que le 27 janvier,  Bell versera 5 ¢ de plus à des initiatives en santé mentale pour chaque tweet contenant le mot-clic #BellCause et chaque partage de l’image Bell Cause pour la cause sur Facebook. Merci de participer.