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La mélancolie du temps des fêtes

13/12/2017 Geneviève Dutrisac

Au moment où j’écris ces quelques lignes, le temps est pluvieux, venteux, gris. Est-ce un hasard? Peut-être. Mais ce sentiment de mélancolie que l’on ressent lors d’une journée pluvieuse et froide est exactement ce que je ressens chaque année, à l’approche des fêtes.

Année après année, je rêve de m’envoler vers une destination plus réconfortante que les soupers de Noël obligatoires et remplis de moments si malaisants. Idéalement, je me sauverais avec ma petite famille quelques jours avant les fêtes afin de revenir reposée une fois tout ce stress imposé terminé. Et pour l’avoir vécu par le passé, c’était idyllique. J’aime l’idée de se rassembler, mais le fait que nous soyons obligés de courir à gauche et à droite à plusieurs reprises dans un court laps de temps me pue au nez.

Bien sûr, pour le bonheur de tous, ma petite famille est présente. J’exécute les traditions les plus classiques pour le bonheur de mes enfants. (Bon, je suis sûrement la femme qui sacre le plus en ouvrant le sapin de Noël, mais je m’assure d’être seule. Une fois cette étape passée, nous le décorons en famille.) Nous nous rendons aux nombreux soupers que je n’ai même plus envie de manger. Après trois jours de suite à nous imposer des repas si riches et si gras, je suis désolée, mais je rêve simplement d’une bonne salade.

Permettez-moi d’être égocentrique l’espace d’un moment. Et moi là-dedans? Je sais que le temps des fêtes est justement la bonne occasion pour faire plaisir aux gens autour de nous, mais dois-je en payer le prix année après année? Le bonheur des autres au détriment du mien? Je ne crois pas, non. Chacun a le droit à son bonheur, non? Je passe l’année à courir. À mon humble avis, le temps des fêtes devrait être un moment de détente et de bonheur. Si seulement…

Cela dit, grâce à mes enfants, j’ai appris à apprécier quelques traditions bien malgré moi. Bien que les mauvais coups de nos irritants petits lutins nous demandent encore plus de préparation et de nettoyage, voir les yeux de mes enfants émerveillés n’a pas de prix. Cette petite lueur qui brille dans leurs yeux chaque matin est indescriptible. Je m’accroche à cette pure et belle innocence si fragile.

Mais bon, si je pouvais dormir du 22 décembre au 3 janvier, ce serait formidable! Tel un ours, ce serait mon hibernation hivernale et j’accumulerais des heures de sommeil en banque pour tous ces moments durant l’année où j’en aurais besoin. Ou bien j’instaurerais un club de femme qui se sauve au bord de la mer durant les fêtes! La deuxième idée est pas mal plus attirante, non?!

La grincheuse de Noël