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Motivation du lundi : Comment fait-elle ? - Anne-Marie Withenshaw

24/10/2016 Sofia Ruggiero

Les canadiennes sont des moteurs importants de la population active. "Motivation du lundi: Comment fait-elle" est une série d'articles sur des femmes remarquables qui travaillent dans divers domaines et qui réussissent à trouver un certain équilibre entre le travail et la vie personnelle. Eh oui, un des grands défis de notre génération !  Voici Anne-Marie Withenshaw, femme d’affaires et animatrice radio et télé.

Crédit photo À Couteaux Tirés

Peux-tu décrire ce que tu fais?

Je suis animatrice télé/radio et productrice.

À quoi ressemble une de tes journées types à partir de ton réveil?

Eh bien, je me réveille, mais pas par choix (rire.) Je me réveille toujours parce que quelqu'un me réveille et c’est souvent ma fille! C'est le moment le plus difficile de ma journée parce que j'aime vraiment dormir. Durant les deux premières heures de ma journée, je suis généralement avec ma fille et puis je pars au travail. Je ne travaille jamais vraiment au même endroit, c’est comme ça depuis 2002. Je ne sais pas vraiment comment je ferais autrement. Je suis toujours à droite et à gauche pour des réunions et comme mes shows sont hebdomadaires, nous nous réunissons une ou deux fois par semaine. Par conséquent, je suis chaque jour dans un bureau différent et je suis toujours sur la route.

Crédit photo À Couteaux Tirés

Être sur la route et avoir une fille! Quels sont les défis auxquels tu fais face en tant que femme d’affaires?

Je ne trouve pas ça si difficile de travailler et d'avoir une famille en même temps. Je suis très présente sur les médias sociaux, et j’utilise beaucoup mon téléphone. Par contre, je suis aussi le genre de personne à perdre son téléphone dans la maison à tous les jours! Voilà pourquoi chaque fois que je suis avec ma fille, je suis heureuse et ça me sort de mon quotidien professionnel. Ça me donne une excuse pour ne pas travailler et pour ne pas aller au travail.

La seule chose que je trouve difficile, c’est de faire rentrer toutes mes tâches de travail entre 9h30 et 16h et de reprendre le boulot la nuit pendant que ma fille dort. Voilà ce que je trouve difficile, la quantité de travail que je dois faire en six heures. Si je veux avoir du temps pour de longs dîners, pour sortir ou pour prendre un café, je dois faire tout mon travail en six heures et m’y tenir. Heureusement, mes émissions me permettent d'avoir un horaire très souple,et donc de ne pas faire un neuf à cinq comme la plupart des autres parents. La seule pression que nous avons est de dealer avec des horaires atypiques.

Cet été, par exemple, je travaillais beaucoup sur la route donc ma fille était sur la route avec moi. J’ai l’impression que je lui offre quelques expériences uniques, assez amusantes pour elle. N’empêche que c’est toujours un défi de basculer entre le mode “maman” et celui de “travail.”

Crédit photo À Couteaux Tirés

Comment surmontes-tu ces défis?

Je crois qu’il faut juste essayer et être productive. Je suis le genre de personne que l’on nomme ambitieuse/paresseuse (rire). J’aime vraiment travailler, j’aime les nouveaux projets, mais dans mon coeur, je suis fondamentalement une paresseuse qui aime se la couler douce. J'essaie de ne pas en prendre trop et ça fonctionne pour le moment. Je connais mes limites. Je pense que je suis la personne la moins susceptible de faire un burn-out parce que je sais dire non, et c’est une des choses des plus importantes depuis que j’ai ma fille. Je n'aime pas les weekends de travail, j'aime aller à la piscine avec ma fille après l'école et je n’aime pas avoir de réunion après 18 heures. En même temps, je travaille vraiment fort et je suis stimulée quand j'ai une journée qui commence super tôt - même si je déteste me lever tôt - et ça ne me dérange pas de travailler douze, quatorze ou seize heures par jour, deux jours par semaine, seulement si les cinq autres jours sont super relax.

Comment jongles-tu dans l’équilibre travail-vie personnelle?

Encore une fois, tant que je sais qu’il y a une récompense et une fin, ça ne me dérange pas de travailler dur. Je travaille pour un grand nombre de shows télé qui traite de nourriture et bien manger a toujours été une priorité. C’est donc plus facile à gérer parce que c’est ma job!

Je travaille avec une entreprise qui s’appelle GoodFood et qui a été une révélation incroyable pour moi. J’utilisais leurs services avant même que je commence à travailler avec eux et j’étais déjà une grande fan. Ils font des kits de repas. Chaque semaine, je me connecte à leur site Web pour choisir mes repas. Ils envoient la recette, les ingrédients et tout ce dont on a besoin pour les faire. Chaque lundi je reçois ma boîte de GoodFood et je me mets à la tâche pour préparer mes repas et ça me permet de bien commencer ma semaine. Ça me permet de diminuer l'épicerie et en plus j'essaye toujours de trouver des petites façons pour réduire les étapes à faire. J’essaie de faire le plus de choses possibles en ligne ce qui me permet de sauver beaucoup de temps et ça me permet de me concentrer davantage sur mon travail quand je dois le faire.

Comment aimes-tu te détendre?

J'aime aller à la salle de gym, c’est mon remède contre le stress. J’y retrouve mon mari à la fin de chaque semaine à 17h30. Nous faisons des exercices, puis nous allons prendre un bon dîner. C'est important, car après avoir travaillé, on se sent bien, on mange et on prend un verre - c’est vraiment parfait. Donc sortir est mon activité favorite. De toute évidence, et surtout depuis que j'ai eu un enfant, je passe des journées au spa, pour tous ceux qui veulent y aller, je suis toujours partante (rires). Je dis toujours Oui! Tu veux qu’on aille faire nos ongles? Oui! Tu veux aller te faire masser? Oui! Je ne me pose pas trop de question, je dis toujours oui. Et j'essaye de caser ces petits moments en une ou deux heures de sorte que je n’ai pas à réserver une journée entière pour ça. Autrement, j'essaie d'y aller une fois par mois.

Crédit photo À Couteaux Tirés

As-tu un endroit préféré?

Eh bien, il s’agit plutôt d’endroit pratique. Je fais faire mes cheveux et mes ongles à Deauville comme ça je fais d’une pierre deux coups. J'aime les endroits qui sont faciles et où on ne vous demande pas de réserver un million de jours à l'avance. J'aime aussi me faire faire mes brushings au bar BLOME - pour moi, c’est précieux de ne pas avoir à sécher mes cheveux moi-même - c’est tellement cool! J'aime aussi aller au Bota Bota et si je veux passer une journée entière au spa, j’aime aller au Balnea dans les Cantons de l'Est.

Choisis: vin ou cocktails? Pourquoi?

Vous savez quoi, je suis plutôt une personne de café. Vous pourriez me dire que je ne pourrai plus boire un verre d'alcool dans ma vie et je n’en serais même pas triste. Mais si on me dit que je ne pourrais plus boire de café, je serais très déprimée. Je ne suis pas la même personne avant et après le café, c’est pas une blague. Je ne suis donc pas une grande buveuse, je suis vraiment une personne de café. Il ne me tient pas éveillée, il fait juste me rendre heureuse.

Quel est le meilleur conseil que tu n’as jamais reçu?

C’est un peu banal à dire, mais juste d’être moi-même. Je me sens au présent, dans le monde où l’emphase est mise sur l'authenticité, que ce soit par l'industrie du service ou autres, les gens se rapprochent de l'authenticité. C’est la devise de notre génération. Et la seule chose que vous devez retenir est d’être vous-même. Parfois, ça prend un peu de temps pour que les gens s’acceptent, parfois, ça prend un détour pour que les gens vous comprennent, mais je pense que, dans mon cas, chaque fois que j’ai réussi quelque chose, c’est que j’avais parié sur moi-même.Dans ce sens, je choisis toujours des projets qui sont fidèles à ma vraie nature, je communique authentiquement dans mes interviews, je suis moi-même - voilà comment je connecte le mieux avec les personnes que j’interviewe. Dans tous les domaines de votre vie, vous devez être assez courageux pour ne pas faire attention à ce que les gens peuvent penser et vous devez être vous-même. Voilà le meilleur conseil.

Comment définis-tu le succès ?

Je ressens le succès quand je suis fière de ce que je fais et qu’en même temps je suis fière de faire du bon travail avec l’aide d’autrui. Pour moi, c’est ça réussir. Je travaille à la télévision, et je suis vraiment fière de ce que je fais, mais c’est l’autre partie de mon travail qui me rend le plus fier. Je suis membre du conseil d'administration de la Fondation Evenko qui aide à promouvoir la persévérance scolaire à travers l'art. Nous aidons aux financements d’activités d’après-école et de programmes parascolaires à travers le Québec pour que les enfants des milieux défavorisés aient la motivation de rester à l'école. Nous apportons des instruments de musique ou des stars à l'école et nous aidons environ 300 à 400 enfants durant une journée, ce qui nous prend tout un mois de planification, mais qui en vaut vraiment la peine. Et je sais que ça va paraître ringard, mais pour moi c’est ça le succès. Tant que vous aidez quelqu'un grâce à votre travail, c’est que vous avez vraiment réussi.

Connaissez-vous quelqu'un qui devrait figurer dans cette série de nouvelle? Envoyer un courriel à [email protected]