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Motivation du lundi : Comment fait-elle ? – Christiane Germain

14/11/2016 Sofia Ruggiero

Les femmes à travers le Canada font leur place dans le monde du travail tout en continuant de profiter de la vie. « Motivation du lundi : Comment fait-elle ? » est une série d’articles sur des femmes remarquables qui travaillent dans divers domaines et qui réussissent à trouver un équilibre entre le travail et la vie personnelle. Certainement un grand défi de notre génération ! Pour cet article, nous avons rencontré Christiane Germain - Coprésidente de Groupe Germain Hôtels.

Pouvez-vous me décrire ce que vous faites au quotidien?

Je gère une compagnie qui a 13 hôtels. Mon travail est principalement de gérer les équipes de travail et de m’assurer que tout fonctionne bien. À la fin de la journée, s’il y a un problème, c’est moi. Je dois vous avouer qu’avec le temps je fais plus de relations humaines étant donné que je suis coprésidente avec mon frère. Mon frère est beaucoup plus focalisé sur l’administration, les finances et le développement et moi je suis plus focalisée sur l’opération et le marketing. Ça signifie que c’est moi qui assure que tout se passe correctement. Je m’occupe des équipes, je visite les équipes, je me déplace beaucoup dans les différents hôtels et je suis aussi un peu la gardienne de la culture de l’entreprise.

Comment se déroule une journée typique pour vous?

Première chose, une journée typique ça n’existe pas! On ne peut pas gérer une entreprise et se dire ‘bon le matin, je fais si, je fais ça’. Il y a des moments de la journée qui sont réservés à rencontrer des gens ou faire des appels, mais c’est essentiellement jour après jour me rapprocher des employés, des clients et des partenaires. Mais il n’y a pas d’horaire qui est statique ou régulier.

Quels sont vos défis?

Il y a des défis d’horaire, d’être capable de tout faire ce qu’on veut faire. Le temps en soi est un défi. Il y a des défis aussi de s’assurer que les gens qui travaillent avec nous sont heureux dans le travail qu’ils font. Faire croître l’entreprise c’est un défi en soi.

Comment faites-vous pour surmonter les défis d’horaire?

J’essaie de planifier le plus possible. Quand je m’entraîne, mes entraînements sont inscrits dans mon agenda au même titre qu’un appel ou une rencontre que j’ai à faire avec un fournisseur ou un client. Il faut avoir un peu de discipline et planifier le plus possible les choses qu’on a identifiées comme étant des choses importantes à réaliser. Si on laisse trop le hasard faire les choses pour nous, ça devient un peu plus difficile.

Comment faites-vous pour réconcilier les demandes de votre travail et de votre vie personnelle?

Dans le travail que je fais, dans le métier que je fais, dans les responsabilités que j’ai, mon travail fait partie de mon style de vie. Premièrement, je ne calcule pas ça à la journée. Il y a des journées où je n’ai pas beaucoup de temps pour moi. Par contre, il va y avoir des moments ou je suis capable de prendre du temps pour moi. Par exemple cette semaine j’ai eu une grosse semaine parce que j’ai fait beaucoup de déplacements, mais demain je vais partir plus tôt et commencer mon weekend un peu plus tôt. J’essaie de créer de l’équilibre, mais il y a des moments dans la vie ce n’est que du travail. C’est quelque chose de très personnel. L’équilibre pour moi ce n’est pas quelque chose que je calcule à la journée. C'est quelque chose que je calcule dans une plus longue période de temps. Alors pour moi, je suis capable pendant quelques jours, quelques semaines, de vraiment me donner à fond dans ce que je fais. Et ça me convient très bien. C'est un style de vie pour moi qui va bien avec ma personnalité.

Le travail aussi c’est un peu personnel pour vous parce que c’est votre propre entreprise.

Oui c’est mon entreprise, ce n’est pas comme si je travaillais pour quelqu’un d’autre. C’est probablement une des raisons qui a fait que très tôt j’ai voulu lancer mon entreprise. Je n’aurais probablement pas été une bonne employée (rires). J’aime bien faire ce que je veux faire, alors disons que c’est ça. Il n’y a pas de hasard dans la vie, si je dirige aujourd’hui une entreprise et que j’ai commencé à faire ça, c’est parce que ça correspondait à ma personnalité.

Avant de commencer votre entreprise, vous faisiez quoi?

J’ai travaillé un peu pour d’autres, mais j’ai commencé mon entreprise très jeune, à vingt-trois ans. J’ai travaillé dans la restauration, dans des postes de direction, et même très jeune je pense que j’avais des habiletés pour diriger des équipes et puis c’est ce que faisais. Mais rapidement, j’ai eu une opportunité pour lancer mon entreprise puis je l’ai fait.

Quels seraient vos conseils pour quelqu’un qui veut se partir une business ou faire leur propre chemin?

Premièrement, il ne faut pas faire ça pour faire plaisir à quelqu’un d’autre. Il faut faire ça pour soi. Il faut vraiment le sentir. Il ne faut pas être poussée. Si t’as trop peur…moi je me souviens à un moment donné j’allais me marier, j’avais vingt ans. J’étais vraiment pas heureuse, ça marchait pas, j’étais pas bien et j’avais appelé ma mère et elle m’avait dit: c’est normal que tu sois un peu nerveuse mais si tu l’es trop, oublie ça! Et j’avais réalisé je l’étais trop alors j’ai annulé le mariage. Donc, c’est ça, faut que tu sois à l’écoute de comment tu te sens. C’est ce que j’ai fait probablement toute ma vie - c’est sûr qu’il faut que tu te forces un peu - mais quand c’est trop, dans les choses importantes évidemment, je pense qu’il faut que tu t’écoutes, et de faire les choses que tu sens que t’es disposé à faire puis un coup que t’as pris ta décision, go! Il ne faut pas que tu remettes en question à tout bout de champ la décision que tu as prise. Il faut que tu te sentes bien là-dedans parce qu’il y a des efforts à fournir. Quand tu te sens bien dans ce que tu as décidé de faire, c’est un peu plus facile de fournir ces efforts, je pense.

Quels sont vos trucs pour décrocher?

Rien de particulier. J’aime faire un peu de sport, quand je m’entraîne, quand je fais un effort physique c’est sûr que je relaxe. Quand je monte une longue côte à vélo, tu sais et que ça brûle, je deviens fâchée (rires) donc c’est sûr que je ne pense pas au travail! Donc c’est une bonne façon de libérer ma tête. Et je dirais que j’aime bien voyager, j’aime recevoir, j’aime les gens, alors j’aime avoir des gens autour de moi, recevoir les gens à la maison…j’aime la vie.

Êtes-vous plus vin ou cocktail quand vous êtes en compagnie?

Je suis définitivement plus vin! Je ne suis pas revenue aux cocktails (rires). J’ai vécu avec mes parents les générations “hard liquor” mais moi j’ai connu le vin et une fois de temps en temps, peut-être un gin tonic mais c’est très rare.

Quel serait le meilleur conseil que vous avez eu, si ce n’est celui de votre mère plus haut?

J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont donné des bonnes valeurs et des enseignements qui finalement me servent encore aujourd’hui. Ça a été des gens très importants pour moi et plus ça va plus je le réalise. S’il y a un conseil plus qu’un autre, faire ce qu’on aime, il faut focaliser là-dessus parce que si on veut atteindre nos objectifs ça demande du travail, et c’est plus le fun de le faire quand on aime ça.

Quelle est votre définition du succès?

Je pense que ma définition du succès repose beaucoup sur le bonheur dans la vie en général et la capacité de rendre les gens autour de soi heureux, que ce soit les gens qui travaillent dans l’entreprise ou la famille. Ça tourne autour du bonheur, du bien-être. La satisfaction que je retrouve dans mon travail aujourd’hui c’est de voir les cellules familiales qui se créent à partir des emplois qui ont été créés dans l’entreprise, ça me rend très heureuse.

Connaissez-vous quelqu'un qui devrait figurer dans cette série de nouvelle? Envoyer un courriel à [email protected]