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Noël dans trois jours. Angoissée, moi ?

22/12/2015 Nathalie Hébert

Le sapin a « pas » de boules!

Sapin de Noël

Acheté à la va-vite il y a deux semaines, installé et déficelé pour le faire « dégeler » dans le coin du salon, le sapin y traine toujours. Sans. Ses. Boules. Oui, je sais, c’est mal. Et le temps presse. Les enfants me le font remarquer tous les jours.

Question d’en rire un peu, j’ai posté la photo sur mes réseaux sociaux vendredi, en demandant, à la blague, s’il y avait une date limite pour le décorer. Sans grande surprise, mon entourage s’est écrié “T’es pas sérieuse ! T’as pas encore fait ton sapin!?”. Eh bien non, je n’ai pas encore fait mon sapin. « J’ai pas eu le temps ».

Manquer de temps, être à la course ou à la dernière minute, c’est l’histoire de ma vie. J’aime Noël, ne vous détrompez-pas. Mais les décorations et le magasinage, ça prend du temps. Beaucoup de temps. Et je n’en ai pas.

En décembre, seulement, mon fils Noah, 5 ans, a passé six jours à la maison, terrassé par une grosse pneumonie. Le lundi de son retour sur les bancs d’école, c’est Nellie, 8 ans, qui a pris sa place sur l’oreiller des malades. Joie ! La gastro venait de faire son entrée dans la maison. Quatre jours à préparer du seven up dégazé avant de lui remettre le sac au dos. Son père et moi sommes retournés au travail une journée. La nuit suivante, c’était au tour de fiston de vomir dans son lit.

Bref, décembre n’a pas été de tout repos, mais il n’a pas, non plus, été tellement différent du reste de ma vie. Depuis quelques années, il semble toujours y avoir  quelqu’un, quelque part, qui attend quelque chose de moi. Et ce n’est pas seulement à cause des enfants. Il y a le travail, aussi, qui prend beaucoup de place. Avec une vie aussi remplie, c’est inévitable, on manque de temps. En permanence. À la longue, tout s’en ressent. Moi, la première. Mais aussi le couple, les enfants, les repas, le lavage, le ménage, le terrain, les amis et la maison.

La maison...

Sapin de Noël

Parlons-en. C’était pas un travail à temps plein, ça, dans le temps ? C’est pas des farces, chaque fois que de nouvelles personnes viennent chez nous, j’ai honte. Honte du désordre. De la décoration. Des meubles et des murs abimés. Honte des travaux qu’on a entamés et qu’on n’a jamais eu le temps de terminer… « Vous excuserez l’entrée, on vient tout juste de faire changer la porte… ». La vérité, c’est que ça fait cinq ans. Cinq ans que l’entrée a l’air de ça. Je ne manque pas de goût, pourtant… Je manque de temps! Et je ne suis pas seule semble-t-il car la pression qu'exerce la vie professionnelle sur la sphère personnelle a beaucoup augmenté depuis 30 ans. Année après année, une proportion toujours grandissante de la population (principalement les femmes et les mères de jeunes enfants) a l’impression de manquer de temps.

Mon réflexe, quand je manque de temps, est d’essayer de me rattraper en me couchant plus tard. Sitôt les enfants au lit, je commence mon deuxième quart de travail. Vaisselle, lavage, ménage, courriels, comptabilité. Le plus souvent, je me couche tard. Très tard. Assez souvent passé minuit. C’est là que ça se gâte. Le lendemain matin, c’est inévitable, le réveil est difficile. Il faut pourtant se lever et se dépêcher à préparer les enfants pour l’école. Quelques semaines à ce rythme et le déficit sommeil se manifeste. Parce que je suis fatiguée, je suis moins efficace au travail. Je tourne en rond. Je brasse les papiers sans avancer. Le travail s’accumule et le stress fait son apparition. Le travail continue de s’accumuler et l’angoisse pointe le bout de son nez. Avec l’angoisse vient l’insomnie. Je ne dors presque plus. Mon niveau d’énergie et ma patience chutent à zéro. Mon émotivité grimpe à mille. Et si, par malheur, ça tombe la semaine où j’ai les hormones dans le tapis, c’est la catastrophe.

Penser à moi dans ce contexte ? On oublie ça. Tout écope. De la routine beauté matinale, à la crème de nuit, tout prend le bord, en même temps que certains repas et mes séances d’entrainement. Vous me direz que c’est mauvais pour le moral et la santé. Je le sais.

En 2015, la vie m’a envoyé plusieurs signaux à l’effet que c’était trop. Des bobos suffisamment inquiétants pour que je me présente deux fois à la clinique d’urgence se sont manifestés. On m’a fait passer des tests. Rien. Les examens, les radios, les résultats sanguins, tout est négatif. Ne sachant trop ce que j’ai, le corps médical a suggéré que ça pouvait être des crises d’angoisse. Ah bon?

Angoissée, moi ?

C'est pas parce que mon travail exige que je sois constamment au bout du fil, que j’assiste à des évènements soirs et week-ends, que je réponde à des appels sept jours par semaine, que j’envoie des textos en préparant le souper ou en supervisant les devoirs des enfants et que je vérifie mes courriels tous les soirs avant d’aller au lit, que je suis angoissée !

C’est certainement pas non plus parce que notre belle Nellie, avec son TDAH et son trouble de l’opposition, résiste, conteste et s’oppose systématiquement à tout ce qu’on dit, qu’elle négocie chaque permission jusqu’à ce qu’on soit à bouttttte et qu’elle nous pète des crises dignes de Hollywood que je suis angoissée, moi ! Voyons ! Elle est douée comme ça se peut pas, intelligente comme dix et ses amis et ses professeurs l’adorent! C’est certainement pas sa faute!

Angoissée, moi, quand je manque de patience envers les enfants ? Quand je crève de jalousie à la vue de jeunes familles en train de s’amuser au parc, faire du vélo ou se diriger vers la pente à glisser à 17h30 alors que moi, je ne suis toujours pas allée chercher mes enfants au service de garde et que j’ai encore moins eu le temps de réfléchir à ce qu’on allait manger pour souper ?

Ce n’est certainement pas non plus parce que tout l’été notre piscine a eu l’air d’un étang au milieu d’un champ de mauvaises herbes et de pissenlits que je vais commencer à m’en faire ! Le dégât d’eau de la salle de bain m’a déjà assez énervée l’hiver dernier avec le plafond de la chambre du sous-sol qui s’est effondré, révélant au grand jour la réserve de pot du plus vieux (un plafond suspendu dans une chambre d’ado peut se révéler être une fantastique cachette) pour que je m’en fasse pour du gazon et des vers blancs en plus !

Météo

Alors en attendant de comprendre ce qui m’arrive, je prends des vacances. C’est certainement pas ça qui me stresse! Se coucher à 4h du matin la veille du départ pour réussir à tout boucler, à fermer valises et dossiers avant de partir, c’est quand même pas la fin du monde ! L’avion, avec les enfants, c’est cool ! Surtout quand tu gagnes la loterie des sièges et que tes enfants de 4 et 7 ans ne sont pas assis avec toi ! Plutôt partir en camping alors! Le camping, c’est pas stressant ! La roulotte a déjà pris feu une fois… Les chances que ça nous arrive une deuxième fois sont minces, non ? Par contre je n’avais pas prévu que cette fois-ci, on se retrouverait sur la trajectoire d’une tornade. Celle-là, je ne l’avais vraiment pas vue venir… Mais de là à être angoissée… Voyons donc !

Pourquoi serais-je inquiète ? Parce que mon p’tit homme adoré, celui qui a fêté ses 5 ans le jour de sa rentrée à la maternelle a des difficultés avec son autonomie et sa dextérité, qu’il est un peu derrière les autres et qu’il a recommencé à faire pipi dans ses petites culottes en classe ? Non, non, j’vous jure, ça ne m’inquiète pas !

Angoissée, moi, la jeune fille à l’apparence calme, discrète et réservée ? Tout le monde répondra « Non ! Impossible ! » Et pourtant. Justement. Nous, les intravertis, puisons notre énergie dans le calme et le silence. Deux denrées rares dans ma vie de maman et de gérante d’artistes.

Je dois l’avouer, je suis à bout de souffle. Ma vie va trop vite. Et j’ai peur de passer à côté. Peur d’attraper le cancer. Peur de mourir jeune. Peur de ne pas avoir su voir et reconnaitre ce qui avait le potentiel de me rendre heureuse. Peur de ne pas avoir su profiter de ce que j’avais, faute de temps.

2016

Je me suis promis que 2016 serait pour moi l’année de l’équilibre. J’ai envie de savourer la vie, pas de la traverser à toutes vitesse. C’est bien beau, le travail, la business et le jet set, mais envoyer mon assistante personnelle magasiner mes cadeaux de Noel, comme je l’ai fait cette année, ce n’est pas la solution pour moi.

Je n’ai aucune idée de la manière dont je vais m’y prendre pour ralentir et devenir zen. Je dois changer des choses, c’est certain. Mais quoi ? Ces dernières semaines, je me suis intéressée aux livres de croissance personnelle. Ceux qui promettent de transformer nos vies en nous organisant, en nous apprenant à dire non et à déléguer. J’ai feuilleté des magazines, aussi, dans la salle d’attente du médecin. Ceux qui vantent les mérites des sorties de filles, d’une virée shopping et de l’activité physique. Et finalement, sur le web, j’ai commencé à suivre les grands gourous du bien être. Ceux qui s’en remettent à la méditation et au yoga et font l’éloge de la sieste et des retraites de silence.

J’ai envie d’essayer. Mais tout ça, est-ce que ça marche vraiment ? C’est ce que je me propose de tester cette année. Tous les mois, j’adopterai l’une des bonnes habitudes proposées par les experts, en espérant qu’elle me permette de retrouver une vie équilibrée. Je partagerai ici, avec vous, mes impressions, mais également mes lectures sur le sujet, mes produits et mes commerces coups de coeur.

Serez-vous là pour m’aider à tenir le coup ? D’ici là, je vous le promets, je me dépêche de faire mon sapin (pour les enfants) en fumant le pot du plus vieux (pour moi). JOYEUSES FÊTES !!!