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Où sont passées nos bonnes manières?

05/10/2017 Geneviève Dutrisac

Je me rappelle qu’il y a de cela quelques années, j’attendais mon aîné à la sortie de l’école. La maman de l’un de ses amis passe devant moi, m’évitant du regard. Je lui lance un simple bonjour, tout sourire. Sa réaction? Un bonjour rempli de malaise, le bec coincé. Le regard vers le sol, elle va se placer à cinq mètres de moi pour attendre son fils. Ok, elle ne veut clairement pas avoir de conversation aujourd’hui...

Il faut noter, ici, que nos garçons étaient de très bons amis. Son garçon était venu à l’anniversaire de mon fils et elle était même entrée chez moi pour discuter pendant que le spectacle se terminait. Rien de trop sérieux, une simple conversation entre mamans.

Je l’ai recroisée plusieurs mois plus tard à la pharmacie. Toujours remplie de bonnes intentions, je l’ai gratifiée de mon plus beau sourire et lui ai dit bonjour. Sait-on jamais, peut‑être filait-elle un mauvais coton la dernière fois. Après tout, qui sait ce qui se passait dans sa vie personnelle. Résultat : un bonjour que j’ai extirpé de force de sa bouche si coincée par son menton levé, et elle s’est empressée de s’en aller.

Voilà, j’avais compris. Telle une gamine de quatre ans, elle ne voulait clairement pas être mon amie! Et non, mon but n’était pas de devenir sa meilleure amie. Loin de là! Mais bien d’agir en maman civilisée puisque nos enfants côtoyaient la même école et avaient le même cercle d’amis. Apparemment, je ne méritais aucune forme de politesse.

Mon questionnement ici est simple. Sur quoi se base cette pauvre femme pour me juger ainsi? Quels sont ses critères? Et je spécifie, j’ai bien dit PAUVRE femme. Parce que peu importe vos moyens dans la vie, si vous n’êtes pas foutus de dire un simple bonjour à autrui, vous êtes clairement démunis de politesse. Et les bonnes manières ne s’achètent pas.

Le but de ce texte n’est pas de me plaindre de cette malheureuse femme, mais bien de pousser votre réflexion sur le jugement que vous pouvez porter sur les autres. Qui sommes-nous pour juger quelqu’un avant même de connaître cette personne? Pouvons-nous réellement nous faire une opinion en ne regardant que l’enveloppe? Est-il si exigeant de dire un simple bonjour au passant dans la rue? Peut‑être votre sourire sera‑t‑il le petit velours qui embellira sa journée.

Au fil des années, j’ai appris que tous les goûts sont dans la nature et qu’il faut de tout pour faire un monde. Toutes nationalités confondues, tous les métiers du monde et toutes les orientations sexuelles. Est-il possible d’enseigner cette base à nos enfants? Et je ne parle pas de se fier aux professeurs ni aux éducatrices, mais bien de prendre le temps, en tant que parent, d’expliquer que nous sommes tous égaux. D’enseigner les politesses et l’ouverture d’esprit. Mes fils ont appris qu’en ma présence, ils doivent dire bonjour à autrui. Si papa ou maman n’est pas là, on ne parle pas aux étrangers. Polis et prudents...

J’ose espérer un monde meilleur, dans lequel les gens ne vivent pas chacun pour soi. Retourner à la base où les gens s’entraident. Mais en attendant, je tenterai d’expliquer à mon fils pourquoi la maman de son ami a un manque de civisme flagrant envers maman…