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Un bout de sein en moins

09/10/2018 Isabelle Racicot

— Es-tu nerveuse?

— Je ne le sais pas, on dirait que tout ça est absurde.

Lors d’une belle journée d’avril, je suis dans l’auto avec mon mari, en route pour une mastectomie partielle. On est pris dans le trafic du matin et je regarde par la fenêtre sans que mon regard se pose sur quelque chose en particulier. Je me demande à quoi va ressembler mon sein avec un bout en moins. Les mots « mastectomie partielle » me font peur, mais au fond, c’est simplement une masse, une bosse qu’on enlève dans le sein. C’est ce que je ne cesse de me répéter.

— Voyons, est-ce que j’hallucine ?

Tout a commencé un soir de septembre 2017, devant la télévision. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé que ce serait une bonne idée de faire mon auto-examen des seins, surtout que j’avais vu mon médecin de famille quelques semaines plus tôt, mais j’ai décidé de procéder. Vous savez de quoi je parle ? Le geste que l’on pose toujours avec un petit stress parce qu’on ne veut pas sentir une bosse ! Contrairement aux fois antérieures, j’ai senti quelque chose d’anormal. Je me suis dit que j’hallucinais.

— Mon amour, peux-tu toucher mon sein ?

J’ai retâté mon sein deux jours plus tard et cette fois, j’ai demandé à mon mari d’en faire autant. Lui, trop excité à l’idée qu’un mardi soir random, je lui demande de me prendre le sein, et moi, les doigts croisés dans l’espoir qu’il ne trouve rien mais ça ne lui a pris que quelques secondes pour découvrir la nouvelle bosse dans mon sein droit. L’avantage d’être mariés depuis 18 ans, c’est qu’il connaît mon corps par cœur. Le désavantage, c’est qu’on fait rarement l’amour un mardi soir… mais là, je m’égare!

Un mois plus tard, je passe une mammographie. On me rappelle ensuite pour passer une échographie, puis en novembre, on veut planifier une biopsie. J’avoue que jusqu’ici, ça allait bien, je ne m’inquiétais pas vraiment. Mais là… une biopsie, quoi ? Je garde mon cool, je me dis que je suis une machine de guerre et que peu importe, c’est un événement qui entre dans ma vie pour m’apprendre quelque chose, bla, bla, bla.

Biopsie no 1 : 10 décembre 2017

Après deux ou trois semaines, mon médecin m’annonce que les résultats sont non concluants. Je ne comprends pas ce que ça veut dire. Il faut donc passer une autre biopsie en janvier. C’est désagréable et l’idée d’y retourner ne m’enchante pas du tout, mais la santé doit passer avant tout !

Biopsie no 2 : janvier 2018

Trois semaines plus tard, le résultat est plus clair. Il n’y a pas de cellules cancéreuses, mais une masse inhabituelle est présente. Il faut maintenant aller consulter une chirurgienne-oncologue.

Avril 2018

Je suis assise devant une femme brillante, chaleureuse et sympathique, Dr. Erica Patocskai. Elle est une des chirurgiennes-oncologues du CHUM, et décortique avec moi les résultats des biopsies. Elle m’explique mes options : attendre que la masse se transforme en cancer ou la faire enlever maintenant. Je lui demande ce qu’elle ferait si elle était à ma place et elle me répond sans hésiter qu’elle la ferait enlever tout de suite, et c’est aussi ce que je lui réponds.

Elle semble étonnée. Elle m’explique avec découragement que 80 % des gens qui ont le fameux gène BRCA1 (comme Angelina Jolie), et donc qui ont 90 % de chances de développer un cancer choisissent d’attendre que le cancer se manifeste plutôt que de prendre la situation en main. Une fois le cancer déclaré par contre, ces personnes veulent se faire opérer… hier ! C’est la peur de l’opération, j’imagine, et l’idée de perdre une partie ou la totalité du sein. Je n’en reviens pas. Je ne suis pas en train de juger qui que ce soit, je constate simplement qu’on ne prend pas notre santé assez à coeur.

Combien de fois avez-vous choisi d’ignorer vos symptômes parce que vous n’aviez « pas le temps » de prendre soin de vous ? Combien de fois avez-vous fait du déni par peur de l’inconnu ? C’est pour cela que j’ai décidé de partager mon aventure. Pour moi, les choses se sont terminées de façon positive avec une mastectomie partielle, une seule journée passée à l’hôpital. L’histoire est derrière moi et classée comme une anecdote de mon année 2018.

Mais je retiens UNE CHOSE primordiale de cette expérience et de ma discussion avec ma chirurgienne : l’importance de prendre sa santé en main. Tout a commencé avec un auto-examen, sans qui je n’aurais pas trouvé de bosse. Tout s’est terminé avec une mastectomie partielle. Sans elle, je n’aurais pas la même quiétude d’esprit.

Cet événement donne un plus grand sens à mon implication depuis deux ans dans le programme AIMEZ. VOUS. de Pharmaprix, qui en est cette année à sa 17e campagne Cultiver la santé des femmes.

La campagne Cultiver la santé des femmes soutient des organismes de bienfaisance locaux à travers la province.

Avec ce programme, Pharmaprix a réussi à amasser plus de 35 millions de dollars pour la cause au cours des 16 dernières années. Vous voulez vous aussi contribuer? Jusqu’au 3 novembre, il est possible d’acheter une icône de votre choix – feuille, papillon, pomme ou oiseau, en échange d’un don de 2, 5, 10 et 50 $. Ces icônes seront accrochés bien en vue dans l’arbre Cultiver la santé des femmes dans les magasins participants, et toutes les recettes seront versées aux organismes locaux pour la santé des femmes.

Cliquez ici pour consulter la liste des organismes soutenus par la campagne. Parlez-en aux responsables de votre magasin préféré et associez-vous à la cause qui vous tient à cœur!

Mesdames, vous pouvez faire une différence dans la vie de ces femmes! Donnez généreusement et vous aussi, prenez votre santé en main...choisissez-vous :)